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nouvelles

Jeudi 2 mars 2006
1er Jour

Sonnerie du téléphone…
Réveil on ne peut plus brutal…
Jack ouvrit un œil et regarda son réveil, il était 6h30.
Il décrocha, entendit la voix métallique mais féminine du téléphone qui lui rappelait qu’il était 6h30 et qu’il devait se lever. Il raccrocha et reprogramma son téléphone pour le lendemain.
Après sa douche froide, Jack regarda l’image que lui renvoyait son miroir, c’était un assez grand brun, ses yeux étaient bleu et son visage assez carré ; mais ce que l’on remarquait en premier chez lui c’était son teint pâle presque cadavérique. Il se dit qu’il devrait peut être arrêter de travailler autant.
6h48
Jack travaillait dans l’une des plus grosses entreprises de courtage du pays, il était l’un des plus jeunes courtiers travaillant dans cette entreprise mais malgré son âge, il était l’un des meilleurs de sa génération et pour cause à 29 ans il possédait déjà son propre bureau.
7h19
Jack finissait de s’habiller, comme à son habitude il avait mis un costume noir chic avec une cravate hors de prix et des chaussures allant dans la même catégorie de prix que ses autres vêtements.
7h32.
Déjà – Se dit Jack, le temps était vraiment son pire ennemi.
Petit déjeuner rapide, café avec 3 sortes de vitamines différentes à l’intérieur, il avait découvert que l’on pouvait tenir 2 jours sans dormir et sans éprouver un seul moment de fatigue grâce à ce remède, il alluma la télévision pour regarder le journal en vitesse.
Vitesse, rapidité, célérité voici les trois synonymes qui regroupaient la vie de Jack.
Le présentateur du journal déblatéra un conglomérat de nouvelles superflues.
Pourquoi les informations sont-elles toujours si inutiles – Se demanda Jack.
7h57
Jack éteignit la télévision, mit sa tasse dans l’évier, prit ses clés, son portable, son portefeuille et sortit.
8h00
Il rencontra sa femme de ménage dans l’ascenseur, ils se dirent bonjour et chacun allant à sa fonction, ils se quittèrent…
8h15
Jack héla un taxi qui le conduisit vers le centre économique de la ville. En chemin, il dû partager son taxi avec une inconnue.
Elle était parfaite de beauté, elle était pour Jack l’Idéal…Grande, féminine, ses cheveux bruns descendaient en cascade sur ses épaules, sa peau très blanche était parfaite presque uniforme. Ses yeux d’un bleu azur lui rappelèrent, la première image qu’il avait gravé dans son cerveau celle d’un petit lapin en peluche, son seul souvenir avant la mort de ses parents. Ils ne s’adressèrent aucun mot pendant tout le voyage.
9h30
Ils descendirent devant les mêmes bureaux, prirent les mêmes ascenseurs mais descendirent à des étages différents. Jack se fit une promesse : Un jour il lui parlerait !
- Oui, un jour je lui parlerai !
9h32
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur un monde à part, une véritable fourmilière. Devant lui se tenait un gigantesque réseau de cases, au-dessus desquelles étaient affichées, sur d’immenses téléviseurs,  les résultats boursiers des dernières secondes. Dans la pièce démesurée régnait un bruit fatiguant de claviers et de sonneries de téléphones qui représentait à lui seul un bon résumé de la vie de Jack.
Jack se dirigea vers son bureau, il ouvrit la porte où était inscrit son nom, posa sa veste sur son fauteuil et regarda par l’immense baie vitrée qu’était l’un des murs de son bureau et n’y vit qu’un sombre champ composé de gratte-ciel, de grues et d’immeubles précaires.
Il se mit à son bureau, se frotta les yeux et regarda autour de lui. Son bureau était simple et ressemblait à tous les bureaux des autres coursiers assez méritants pour en disposer d’un, c'est-à-dire sur les murs blanc cassé les mêmes tableaux accrochés,  une moquette bleu vif sur laquelle était installé, contre le mur de droite, un canapé en cuir noir et au milieu trônait un bureau en bois noir plaqué.
Il alluma son ordinateur et appela  sa secrétaire qui lui apporta les résultats de la journée d’hier…Le temps s’accéléra...Jack ressentait toujours cette sensation lorsqu’il travaillait, de son point de vue, la vie se stimulait et les heures s’accumulaient sans qu’il ne s’en aperçoive…
Son téléphone sonna et le ramena à la réalité. Il décrocha sa secrétaire lui rappela son déjeuner avec son ami Oliver. Il lui dit qu’il arrivait, raccrocha et regarda sa montre....
12h12
Il avait travaillé 2h40 sans s’en apercevoir. Il laissa son ordinateur, pris sa veste sur son fauteuil, ferma son bureau et descendis voir son ami.
12h26
Il s’assirent à la terrasse d’une pizzeria et commandèrent chacun une pizza avec deux bières.
- Alors  - Commença Oliver
- Alors - Lui répondit Jack, tu es rentré ce matin ?
- Et oui, fini les vacances. Demain je suis de retour au boulot.
- Et ces vacances ?
- A sable fin, jolie filles et surtout rien à faire tu devrais essayer de temps en tem… »
Jack ne l’écoutait plus, la voix de Oliver avait été remplacée par un bourdonnement, autour de lui le monde n’existait plus. Les protagonistes de la scène étaient toujours là et ils vaguaient tous à leurs occupations ; la serveuse parlait au patron, le pizzaïolo se chargeait de son four. Tout était absolument normal sauf que le brouhaha habituel n’était plus…Il ne restait que ce bourdonnement intense, si intense qu’il se transforma en sifflement. Jack ferma les yeux mais rien ni fit le bourdonnement était toujours présent de plus en plus fort a l’intérieur de sa tête. Il allait s’évanouir lorsque…
Ca va ?
Hein ! – Répondit Jack interloqué et choqué.
Est- ce que ça va ?
Oui…Excuse-moi…Tu disais ?
Le repas continua  normalement après cet interlude étrange. Après le repas ils prirent deux cafés et discutèrent encore une petite demi-heure puis affirmant qu’il avait encore beaucoup de travail, Jack prit congé de son ami.
Il retourna à son travail et la deuxième partie de la journée s’allongea comme la première.
20h14
Jack prit un taxi jusqu'au Glan’s arm un restaurant très coté de la ville. Il y mangea avec Stephany, sa sœur adoptive. Le bâtiment était de style haussmannien mais le restaurant lui-même rappelait plus le style anglais de la fin du XIXème siècle. Bien que le cadre soit un peu chargé au goût de Jack, le lieu était très sympathique, de plus la chaire était bonne et le vin très appréciable.
Stephany lui racontât ses péripéties avec son énième mari et l’échec scolaire de ses enfants. Jack se dit, en la regardant en souriant, que bien que sa vie soit monotone, il ne l’échangerait pour rien au monde avec celle de sa sœur qui était trop compliquée à son goût.  
Après le repas ils se quittèrent et Jack continua la soirée au Lunastics colub, un club branché. Le Lunastics colub avait été construit dans d’anciens frigos géants et contenait une ambiance assez psychédélique, les murs étaient sombres et clairs à la fois, tout était fait de métal de la simple chaise au bar en passant par les podiums. Tout autour de lui bougeait, les gens dansaient, s’amusaient mais lui non, il semblait en dehors de leurs sensations ou de leurs plaisirs, en fait il s’ennuyait…Il regarda sa montre :
2h34
Il vida son verre et sortit.
3h10
Il entra chez lui, son appartement était magnifique de classe et de propreté il se dit qu’il devrait augmenter sa femme de ménage.
Il se servit un whisky sans glaçon qu’il vida d’un trait. Il mit sa chaîne hi-fi en route et écouta “My funny valentine“ de Chet Beker, alluma son ordinateur et imprima les rapports qu’il devait présenter le lendemain. Après cela il éteignit l’ordinateur et la chaîne Hi-fi et passa dans la salle de bain.
Il se déshabilla, posa ses affaires dans un vide poche, rangea son costume dans l’armoire, mis son pantalon de nuit, se brossa les dents et se coucha…
3h25
Il dormait à poings fermés.

2ème Jour

Sonnerie du téléphone…
6h30
Comme à son habitude Jack raccrocha et le reprogramma pour le lendemain puis il regarda le plafond. Aujourd’hui il était différent…
Le blanc habituel s’était changé en bleu et des nuages apparaissaient, sa literie hors de prix s’était transformée. De l’herbe poussait à travers la couette, lorsqu’il se leva, pour mieux observer les changements qui transportaient la pièce dans une autre dimension de sa raison, il ne toucha pas son plancher mais une surface froide, humide, désagréable :
De l’eau…
Son plancher était devenu un étang avec ses fleurs, ses nénuphars, ses grenouilles, ses papillons et autres insectes. Dans le ciel, où un orage se préparait, des oiseaux virevoltaient au gré du vent et formaient une sorte de couverture qui protégeait cet univers fantasmagorique. Jack émerveillé par ce spectacle n’était troublé que par une seule chose :
Le silence.
Aucun bruit ne transpirait de ce paysage, rien ne parvenait à ses oreilles c’était comme s’il avait été transposé dans un film de Fritz Lang, tout semblait vivant mais un silence inquiétant régnait.
Et puis le sifflement revint, le même qu’il avait entendu le jour précédent pendant son déjeuner avec Oliver.
La vibration devint intense, si intense qu’il semblait qu’elle pénétrait dans son cerveau pour y dévorer toutes ses connexions nerveuses et puis une fois son festin achevé conduite par un appétit sans fin, elle s’attaquerait à son âme pour enfin le détruire.
Il ferma les yeux et bascula de son lit d’herbe pour échapper au sifflement, mais au lieu de plonger dans l’eau marécageuse de l’étang, il percuta le solide plancher de son appartement.
Instantanément, le sifflement et sa vibration intense, ainsi que l’étang, le ciel orageux, les grenouilles et les oiseaux. Tout disparut pour laisser la place à son vaste appartement.
Il regarda son réveil:
7h45
Il lâcha ″un merde″, se précipita dans sa salle de bain, s’habilla, oublia son café, sorti, rentra pour prendre sa mallette qui contenait son exposé et parti.
8h20
- Taxi !! Cria t-il à la BMW qui passait devant lui.
Le véhicule s’arrêta, il ouvrit la portière et une fois à l’intérieur, il déclara au chauffeur qu’il payerait quatre fois le prix de la course s’il arriverait dans 10 minutes au quartier des affaires de la ville.
8h32
Malgré les efforts, les raccourcis et toutes autres astuces du chauffeur, ils n’avaient à peine fait la moitié du trajet et étaient maintenant coincés dans les embouteillages matinaux, d’une des artères principales de la ville.
9h02
Enfin il arriva devant l’immeuble de son bureau.
Jack entra, couru vers l’ascenseur et l’emprunta jusqu’au 27ème étage de la tour.
Lorsque les portes s’ouvrirent, Jack s’éclipsa jusqu'à son bureau et se mit au travail le plus rapidement possible. Au bout de 5 minutes il s’arrêta, se massa les tempes et ferma les yeux 30 secondes.
10h15
Il rouvrit les yeux et regarda sa montre :
- Quoi !! S’écria t’il.
Il prit tout ses papiers et couru jusqu’à la salle de réunion où les clients et son patron l’attendaient, pendant qu’il se dirigeait vers le l’écran géant, où déjà des données étaient exposées, il entendit les murmures de personnes indéterminées qui soufflaient “ C’est Jack Edicius, le plus mauvais de nos cadres, je me demande ce qu’il fait encore ici, toujours en retard…Pfffffff “.
Il ne fit pas attention à ces remarques désobligeantes et continua son ascension, il essaya de commencer son exposé mais n’arrivait pas à lire son rapport. Il butait sur chaque mot ou alors il se méprenait sur le sens de la phrase et celle-ci finissait par ne rien vouloir dire…
Tous se moquaient de lui en le montrant du doigt, les clients étaient partis choqués et son patron le regardait fou de colère en lui répétant : « vous êtes viré, vous êtes viré ».
Leurs moqueries étaient insupportables, il devait les arrêter. Il chercha des yeux de quoi les faire taire. Rien…Rien…Rien…Non, pas ça…
Et enfin son regard se porta sur sa main, elle contenait un pistolet chargé et prêt à tirer, sans se faire prier, il commença à faire feu…
12 balles, une pour chacun et deux pour le directeur :
PAN… PAN… PAN… PAN… PAN… PAN… PAN… PAN… PAN… PAN…
Ils volaient tous sous la pluie de balles s’écrasent contre les parois de la pièce. Enfin il arriva jusqu’au directeur qui le supplia de lui laisser la vie sauve : « Jack…non…s’il vous plait…NOOOOOOON » PAN, PAN.
Jack…Jack
- Hein !!
- Votre réunion
Sa secrétaire le bousculait pour le réveiller, il leva en sursaut et regarda sa montre :
9h43
Il soupira de soulagement, prit sa mallette et se dirigea vers la salle de réunion.
Il entra et gagna sa place près de l’écran sur le mur mais cette fois-ci personne ne fit de remarque, il commença…
Tous ce déroula sans encombre et les clients signèrent les contrats sans vraiment sourciller, Jack rangeait ses papiers lorsque son patron s’approcha de lui :
- Jack, j’aimerai vous inviter à déjeuner…
- Euh ! Je n’ai pas trop le temps aujourd’hui, je…
- Voyons ! Jack mon invitation ne se refuse pas !
- Bien monsieur !
12h11
Dans la voiture qui le menait au restaurant, Jack se sentait de plus en plus mal cela faisait une demi-heure qu’il parlait affaire avec Mr Idouhan Price, le P.D.G. de sa firme et avec l’invitation dans l’un des plus chics restaurants de la ville cela ne voulait ( pouvait ) signifier qu’une seule chose : Monsieur Idouhan Price voulait sa démission pour son retard de ce matin car bien qu’il avait cru être discret, il savait au fond de lui-même que Mr Price voyait tout dans son entreprise. Il se souvenait de son entrée dans la firme, quand il n’était que simple cadre et qu’il ne gagnait que dans les 1500, 1600, la première chose que leur avait dit Mr Price avait été : “Je vous ai à l’œil, compris…Vous ne m’échapperez pas“ .
Jack le savait il allait être renvoyé mais il se demandait quand Mr Price passerait à l’attaque.   
12h49
Après le déjeuner, il su que le moment fatidique était arrivé. Mr Price s’essuya les lèvres et commença :
- Ecoutez, Jack cela fait 5 ans que vous travaillez avec nous et vous avez toujours fait un travail hors pair et…
- Ne me renvoyez pas Mr Price.
- Pardon ?!!
- Je sais que vous voulez me renvoyer pour ce matin mais cela n’arrivera plus…Je veux dire ma sœur a eu des problèmes avec ses enfants et j’ai dû l’aider à les emmener à l’hôpital et…Ne me renvoyer pas…Je vous en prie.
- Je n’en n’ai pas du tout l’intention, je…
- Mais si, je le vois dans vos yeux et puis sinon pourquoi m’avoir invité dans un restaurant aussi chic sûrement pour mieux faire passer la pilule, je connais la rumeur vous invitez toujours les gens que vous voulez renvoyer au Discovery…
- Jack…Où sommes-nous ??
- Pardon ?
- Où sommes-nous ?
Après un temps d’hésitation, il reconnut qu’il ne le savait pas.
- Nous sommes au Bertrand et je ne viens pas vous renvoyer, je viens vous offrir une augmentation. J’ai besoin d’un nouveau directeur général depuis l’annonce du départ en retraite de Marg Tempsberg et après le contrat que vous nous avez offert ce matin j’ai pensé à vous.




Jack resta bouche bée, puis il se mit à rire d’un rire nerveux mais joyeux et Mr Price le suivit dans son fou rire. Jack avait envie de fuir, pour quel cinglé venait-il de passer devant son patron.
- Mais je suis en concurrence avec Jonathan Harkis ? Que vont dire les actionnaires ?
- J’en fais mon affaire, vous êtes mon favori, la décision n’aura lieu que dans trois jours mais vous êtes prévenu juste un tout petit peu en avance…
14h53
Ils finirent le repas et puis Jack rentra à son bureau pour finir son travail accumulé, en tant que nouveau directeur général il se devait de quitter son poste une fois que tout le travail que l’on lui avait donné fut finit. Une fois fait, il décida de sortir plutôt aujourd’hui pour profiter de la fin de cette excellente journée.
18h10
Alors qu’il s’apprêtait à sortir, des collègues l’invitèrent à la petite fête d’adieux de Marg Tempsberg où une bonne partie de l’immeuble était conviée.
20h49
Il l’aperçut au milieu de la foule, elle était belle encore plus que dans son souvenir de la veille.
Elle portait une robe de satin noir et ses cheveux avaient été montés en chignon ce qui lui donnait un air extrêmement féline et faisait ressortir ses yeux bleus qui inondaient la pièce par un regard doux et dur à la fois, un regard qui attirait Jack comme un aimant que seul son éducation et son nouveau statut dans la firme repoussait.

Il l’observa tout la soirée mais jamais ne dépassa les limites du convenable.

2h14
Il rentra chez lui, un peu joyeux. Il posa sa mallette dans l’entrée et se dirigea vers la cuisine où il se servit un verre de Château La Tour 1985 puis il alla à la salle de bain, se déshabilla et après avoir éteint toutes les lumières, il se mit dans son lit, alluma sa télévision et tombant sur La belle et la bête de Cocteau il s’endormit en se disant qu’il devrait parler à son idéal.

2h37
Il rêva d’elle toute la nuit.

3ème jour

Sonnerie du téléphone…
6h30
Encore et toujours cette même routine…Routine…C’était la première fois que Jack pensait à sa vie de cette manière, de toute façon il n’avait pas le temps de penser à sa vie, à ses envies.
7h35
Café matinal puis journal matinal et…
7h57
Ouverture de la porte d’entrée, fermeture, réouverture car il a oublié sa mallette et enfin fermeture définitive de la porte.
8h15
Le taxi l’attendait devant sa porte, une aubaine !!! Trajet ennuyeux dans le labyrinthe sinueux de la ville.
9h30
Enfin arrivée à son immeuble, il paya le taxi, rentra par la porte coulissante passa son passe dans le tourniquet et se dirigea droit vers l’ascenseur…
9h34
Il ne l’avait pas vue, à peine sortie de l’ascenseur qu’il lui rentrait dedans et éparpillais tous ses dossier à terre. On se serait cru dans une mauvaise comédie romantique.
- Je suis désolée…Je suis confus…
- Ce n’est pas grave cela arrive…mais je vous connais…
- Ah…
- Si, si je vous assure…Ah mince je n’oublie jamais un visage pourtant…
- Nous avons partagé un taxi il y a deux jours…
- Voilà c’est ça, je ne vous avais pas reconnu.
- Ah – Il semblait déçu.
- Mais je dois me faire pardonner, pour ces deux maladresses…
- Non, ce n’est pas nécessaire…Je vous assure…
- Mais si, mais si, mais si…je vous invite à déjeuner et vous ne devez pas refuser !
- Bien, j’accepte…
- Clara Nedson
- Pardon !!?
- Je suis Clara Nedson, du service juridique.
- Oui excusez-moi Jack Edisious, du service boursier.
Ils s’échangèrent leurs cartes de visite.
- Enchantée…Vous êtes dans quel bureau ?
- Le 405, étage 27…
- Bien…Je passe vous prendre à 12h30 ?
- Bien…Au revoir…
- A tout à l’heure mon cher Jack.
Il ne le croyais pas son idéal venait de l’invité, lui, à déjeuner…
9h37
Il rejoignit son bureau et ses habitudes…Une fois l’ordinateur allumé et les derniers dossiers, apportés par sa secrétaire, posé sur son bureau Jack se mit au travail et le temps s’accéléra une fois de plus…
12h28
La secrétaire de Jack frappa à la porte de son bureau pour lui dire qu’une jeune femme l’attendait pour déjeuner. Il s’empressa de clôturer son dernier dossier et d’éteindre son ordinateur pour rejoindre Clara qui l’attendait dans le bureau de sa secrétaire.
- Où voulez-vous manger ? demanda t-elle
- Je ne sais pas où il vous semblera.
- J’avais pensée au Discovery.
- Euh…
- Ca ne vous convient pas ?
- Si, si c’est sans problème.



12h49
Après un petit trajet en taxi, qui rappela leur première rencontre à Jack, ils arrivèrent au Discovery où Clara avait réservé entre temps une table. Le garçon les plaça et leur apporta la carte.
Tout s’embrouillait dans l’esprit de Jack, il ne savait pas quoi faire, tout avait été si facile, pour l’instant, aussi facile qu’avec n’importe quelle femme et pourtant celle-ci était différente.
12h55
Après avoir commandé une escalope au foie gras pour lui et une tomate farcie avec son coulis d’écrevisse pour elle, ils essayèrent de se découvrirent mutuellement.
- Alors vous êtes dans le service juridique, demanda Jack ?
- Oui, je suis chef de la partie relation client.
- C’est intéressant, et cela consiste en quoi exactement ?
- Arrêtez, je vois très bien que vous vous en fichez.
- Pas du tout…Répondis Jack vexé d’avoir été percé à jour.
- Si, si mais ce n’est pas grave, vous m’intriguez Jack. Vous êtes si distant, si loin. Vous semblez être constamment dans un autre temps.
- Je travaille beaucoup…
- Ce n’est pas ça, vous avez un côté que vous voulez cacher. Vous semblez si froid et pourtant je sens un cœur qui chauffe derrière cette rigidité.
- Cela fait partie de moi, de plus mon job ne me permet pas d’être ouvert aux autres. Je fais parti du service des enfoirés.
- Je ne pense pas que vous soyez un enfoiré, vous me semblez plutôt seul face aux gens. Sortez de votre torpeur arrêtez de fixer l’ombre de votre vie, vivez là…
- Je…
- Excusez moi, nous nous connaissons à peine et je vous importune déjà. Je suis désolée.
- Ce n’est rien.
14h02
Ils n’avaient pas vu le temps passer et après avoir payé ils se dirigeaient vers leur immeuble, arrivés à leurs étages respectifs, ils se souhaitèrent une bonne journée.
- J’aimerais vous revoir !
- Moi aussi Jack, ce déjeuner fut merveilleux, votre compagnie me plait beaucoup et…
- Demain, puis-je, moi, vous inviter à dîner ?
- Oui avec grand plaisir, je suis au bureau 474
- Bien, à demain alors
- A demain.
Et les portes de l’ascenseur se refermèrent sur elle. Pour lui cette invitation avait relevé de l’effort surhumain mais la chose était faite et il pu enfin courir jusqu’aux toilettes pour vomir son déjeuner qui remonta d’un seul coup.
20h16
Jack prit un taxi jusqu'au Glan’s arm pour retrouver Stephany. Une fois de plus elle lui racontât les péripéties de ses enfants.
- Tu te rends compte, Stephen a essayé de mettre le feu à son école, si un surveillant n’était pas passé Cantbridge serait sans doute en flamme à l’heure qu’il est…
Jack acquiesçait, rien aujourd’hui ne pouvait le troubler il était l’homme le plus heureux de la terre, demain il dînerai avec Clara et il pourrait se rapprocher un peu plus d’elle. Jack n’était pas timide, il avait eu beaucoup d’expérience avec les femmes seulement elles n’avaient jamais réellement compté. Il avait eu des sentiments mais jamais il n’avait ressentit L’amour.
- Tu m’écoutes ?
- Bien sûr, donc ton mari…
- Oui, donc Thierry était dans le jardin et…
22h35
Ils se quittèrent et il alla au Lunastics colub où il passa une excellente soirée pour la première fois depuis très longtemps, il but énormément et dansa même avec plusieurs femmes.




3h02
Il ouvrit la porte de son appartement et laissa entrer l’une des femmes qu’il avait rencontrée ce soir là dans le club. Ils s’embrassèrent en se déshabillant mutuellement et arrivèrent jusqu’à sa chambre. Pour elle ce n’était qu’une belle nuit d’amour entre deux adultes consentant et demain leurs vies respectives reprendraient leur chemin mais pour lui c’était une sorte d’enterrement de vie de garçon car demain il ne se consacrerait qu’à Clara…
5h14
Ils dormaient à points fermés enlacés l‘un dans l’autre.

4ème jour

Sonnerie du téléphone…
6h30
Décrocher, reprogrammer. Une nouvelle journée débutait pour Jack.
Sa conquête de la nuit dernière était déjà partie, elle lui avait laissé un mot qui disait combien leur soirée avait été merveilleuse et lui laissait en prime son numéro de téléphone avec une note brève : Rappelle-moi !
Il déchira la note, maintenant il n’en avait plus besoin, Clara était dans sa vie et tout irait pour le mieux.
7h19
Jack finissait de s’habiller aujourd’hui il avait décidé d’égailler sa tenue et avait mit une chemise blanche avec une cravate bleu marine brillante.
7h57
Il attrapa le dossier qu’il devait rendre aujourd’hui à Mr Price et ferma sa porte. Il avait pour une fois du temps car il ne commençait qu’à 11h.
8h00
Il sortit de son immeuble et décida de prendre à gauche. Il marcha le long de l’avenue jusqu’à tomber sur les quais. Lorsqu’il était jeune, il adorait se promener le long des canaux du fleuve pour observer les canards et les écrevisses qui essayaient de remonter son courant.
9h30
Il s’arrêta dans une agence de coursier pour faire parvenir un exemplaire du dossier à Mr Price.
9h45
Il prit un café dans un établissement où allait souvent Hemingway lorsqu’il flânait comme lui aujourd’hui. Il se sentait bien, la journée sentait le bonheur. Son corps planait, léger, emporté par une musique de Air.
Aujourd’hui une nouvelle vie semblait possible…
10h23
Il héla un taxi pour se rendre au bureau.
11h00
Les portes de l’ascenseur s ‘ouvrit sur Jack. Il sortit, les portes se fermèrent, traversa la fourmilière direction son bureau. A peine, avait-il franchit le bureau vitrée de sa secrétaire qu’elle l’interpellait en lui disant que Mr Price voulait le voir.
- Pourquoi ???
- Je ne sais pas, il m’a rien dit.
- Merci, Céline. Vous êtes très en beauté aujourd’hui.
Il ouvrit son bureau, posa ses affaires, alluma son ordinateur, referma son bureau fit un sourire à sa secrétaire qui le lui rendit et se dirigea vers le grand bureau.
11h12
La secrétaire de Mr Price le fit entrer dans le bureau. Jack n’était venu que très peu de fois dans cette pièce et elle était toujours aussi impressionnante. Les murs étaient en bois de frêne et taillés à l’anglaise, on y avait accroché un Gauguin face à un Magritte, le sol était recouvert d’une majestueuse moquette crème. Dans un coin trônait un bar où étaient entreposés différents alcools de qualité, sur l’un des murs nu on avait posé une magnifique bibliothèque entièrement composée de livres rares et uniques. Le quatrième mur était comme dans le bureau de Jack une verrière mais celle-ci était non seulement plus grande mais aussi possédait une vue plus majestueuse sur le bois qui juxtaposait la ville, Et au centre de cette grande pièce régnait le bureau de Mr Price pièce unique ramené de Chine, il rayonnait dans cet espace.  
11h13
La secrétaire ferma la porte, Mr Price qui était assis à son bureau fit signe à Jack de venir, celui-ci s’exécuta :
- Jack, assoyez- vous, assoyez-vous…
- Mr Price…
- Alors ! Je viens de finir la lecture de votre dossier et il est tout bonnement prodigieux.
- Merci.
- Non, c’est moi et la Firme qui vous remercions. Demain vous ferez votre entrée chez les grands. Bonne chance.
- Merci…
11h17
Jack rentra dans son bureau, s’assit dans son fauteuil et enfin souffla, décompressa. Enfin son vœux c’était réalisé il allait travaillé avec l’homme qu’il admirait le plus Mr Idhouan Price.
Il se mit au travail, il devait finir les deux derniers dossiers en attente avant sa promotion de demain…Demain…
Le temps s’accéléra.
17h45
- Jack, votre sœur sur la deux.
- Merci, Céline
Il décrocha et appuya sur le bouton de la ligne 2.
Allo !
- Oui, Jack, c’est Stephany. Tu voulais que je te rappelle. C’est pourquoi ?
- Je dois annuler pour ce soir…
- PARDON ! Non ! Jack ne me fait pas ça !
- J’ai un rendez vous très important je ne pourrais pas venir, je suis désolé.
- Jack, je me sens mal, j’ai besoin de notre dîner quotidien pour décompresser…
- Lâche moi, j’en ai assez de toutes tes histoires, moi aussi j’ai mes problèmes, si c’est pour encore une fois te plaindre de Thierry qui va voir ailleurs dis toi une chose il te sauterait peut être encore si tu n’était pas si acariâtre, regarde toi tu as 35 ans et tu en fais 50 et tu te plains toujours de ne pas avoir d’argent mais tu as vu tout ce que tu mets dans tes cosmétiques. C’est pas ta peau qui est la raison de tes problèmes c’est plutôt les deux bouteilles de porto que tu bois par jour. Si tu continues comme ça, tu seras morte demain…
- Arrête…
- Et pour tes deux gosses ce ne sont que deux petits cons perdus qui possèdent une mère sans avenir, tu es inutile. Je prie le ciel tout les jours d’avoir été adopté et de ne pas avoir le même sang que toi …Alors maintenant fais ce que tu veux, déteste moi, haït moi dis tout le monde que je suis un salaud mais oublie moi…Compris…OUBLIE MOI !!!!
- Jack…
Il avait raccroché si violemment que le téléphone se fendit en deux sous le choc.
Il sortit du bureau, dis à sa secrétaire de ne pas lui passer d’appels et se dirigea vers les toilettes.
Il ne vomit que de la bile, il n’avait rien avalé de la journée, se passa la tête sous l’eau. Il ne réalisait pas encore son geste pourquoi s’était-il emporté comme ça.
Jack rentra dans son bureau et demanda à sa secrétaire d’appeler le bureau 474 pour savoir si 20h convenait.
18h21
La secrétaire de Jack entra dans le bureau :
- Jack, ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- Je ne sais pas, vous semblez perturbé depuis quelques temps.
-Ca va, merci de vous inquiéter.
- Vous n’auriez jamais du lui parler comme ça
- Merci, Céline ça ira
- Bien, faites comme vous voulez mais une sœur on en a qu’une. Ah au fait votre rendez vous avec le 474 est o.k pour l’horaire.
Elle claqua la porte. Elle avait raison mais les choses faites sont les choses faites comme disait Mr Price.
20h05
Clara et Jack sortirent de l’immeuble et prirent un taxi jusqu’au Glan’s arm.
20h28
Le garçon les plaça et leur apporta les cartes.
20h31
Elle prit un sauté de canard avec sa salade de vermicelle et lui prit un plat d’escargot avec sa purée de tomate. Ils accompagnèrent le tout d'une bouteille de Chardonnay 1987.
- Alors Jack, comment allez vous ?
- Bien, bien et vous. Qu’est ce qui vous fait rire ?
- Rien, vous, moi. Vous me subjuguer Jack, j’aimerai vous parler et vous aussi je crois mais nous n’arrivons pas à dépasser le stade du simple bonjour.
- Oui c’est vrai. Il se mit à rire lui aussi.

23h01
Ils sortirent du restaurant et il lui proposa d’aller continuer la soirée dans le lunastic colub, elle accepta.
23h19
Ils entrèrent dans le club, prient une table et commandèrent une bouteille de Don Pérignon.
Ils dansèrent et  s’amusèrent toute la soirée…
2h10
Ils sortirent du club tout les deux un peu éméchés et rentrèrent bras dessus bras dessous jusqu'à chez elle.
2h43
En bas de son immeuble, ils ne savaient plus quoi se dire, ils se regardèrent longtemps dans les yeux et enfin il l’embrassa.
Ce baisé fut merveilleux. Tout les sens de Jack explosèrent au même moment alors qu’il la pressait contre lui, tout était absolument parfait même les étoiles semblaient danser autour d’une lune qui ne désirait qu’une chose : les éclairer dans un halo de lumière tel un Casablanca qui se finirait bien.
Enfin leurs lèvres se séparèrent, elle lui sourit et s’éloigna rapidement.
- Bonne nuit
- Je suis désolée ! Lui répondit elle
Il décida de rentrer à pied.
3h34
Il rentra chez lui, ferma la porte, se déshabilla rangeât soigneusement ses affaires et se coucha immédiatement après.
3h37
Le sommeil du juste l’emporta plus vite que ça ne lui était jamais arrivé.

5ème Jour

Sonnerie du téléphone…
6h30
Réveil enchanteur, il décrocha et reprogramma.  
Il entra dans la douche et pour une fois en prit une chaude. Il était un homme nouveau.
Il choisit un costume clair, une chemise blanche avec une cravate écrue et un gilet crème.
Il posa son choix sur son lit et alla se raser. Il était un homme nouveau.
6h45
Pendant qu’il se rasait son image sembla bouger, il prit cela tout d’abord pour une vibration extérieur mais l’image se remit a bouger et le miroir semblait être vivant. Il appliqua sa main sur le miroir, celui-ci était devenu une sorte de cercle d’eau et soudain la vibration revint mais cette fois-ci beaucoup plus forte que les première fois, elle lui rongeait l’âme, le cœur, le bulbe rachidien, tout. Il ferma les yeux mais tout à coup ses paupières s’ouvrirent toutes seules et dans le cercle d’eau, il se vit dans sa baignoire mort, égorgé recouvert de glaçon. Il poussa un cri effroyable et…
Plus rien tout avait disparu, il se passa la main sur le visage et continua son rasage en évitant de se regarder dans le miroir. 10 minutes plus tard, il avait repris son calme et oublié cet incident.
7h20
Jack finit de s’habiller et alla prendre son café dans la cuisine.
8h00
Le taxi était une fois de plus devant chez lui, la journée allait être magnifique.
9h30
Jack respira à fond avant de rentrer dans l’immeuble. Aujourd’hui il était un homme nouveau.
9h32
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, Jack rentra dans la fourmilière. Tout le monde applaudit Il fut gêné mais sourit pour faire bonne impression, puis tout à coups, il remarqua que les gens ne le regardaient pas lui, ils regardaient derrière lui. Il se retourna et vis Jonathan Harkis serrer la main à l’un des actionnaire puis il passa dans les rangs et serra la main à tout le monde, s’arrêta devant Jack lui serra la main et lui glissa, avec un sourire hypocrite, un « sans rancune » et passa aux autres personnes de la pièce puis se dirigea vers l’ancien bureau de Marg tempsberg. Sur la porte était inscrit :
Jonathan Harkis, Directeur Général.
Il ne comprenait pas, il lui fallait une explication, le sang lui monta à la tête, il lâcha ses affaires et il fonça dans le bureau de Mr Idouhan Price.
9h34
- Mr Edicius, Mr Edicius, non, vous ne pouvez pas entrer !
Il n’écouta pas la pauvre secrétaire qui s’égosillait à ses côtés, il ouvrit en grand la porte du bureau de Mr Price. Idouhan rangeait des affaires dans un carton quand il vit Jack il fit signe à sa secrétaire de s’éclipser.
- Ecoutez Jack…
- Nan, vous écoutez moi, que se passe t-il ici. Je devais être le nouveau directeur général ?
- Oui…
- J’avais bien le meilleur dossier.
- Oui…
- Mais qu’est ce que vous faites avec ce carton…    
- Je m’en vais Jack.
- Peu…Peu…Quoi ?
- Et oui je viens d’être renvoyé par l’ensemble des actionnaires.
- Mais Mr Price…Je ne comprends pas ? C’est votre entreprise....Je suis désolé…Je…
- Oui vous êtes désolé et  je suis désolé mais voyez le bon coté des choses moi je perds tout alors que vous non, vous restez à votre point de départ certes mais la course est loin d’être finit…Adieu Jack. Vous méritez de réussir, essayez d’être moins droit, apprenez à être pire que leurs ennemis soyez leur ami. Vous réussirez !
Il retira sa main de l’épaule de Jack.
- Au revoir Idouhan.



9h40
Marchant au ralenti vers son bureau Jack réfléchissait aux dernières paroles que Mr Price avait prononcé quand Céline, sa secrétaire, vint à sa rencontre :
- Ca va Jack ? J’ai essayé de vous prévenir mais vous êtes parti si vite.
- Ce n’est rien.
- Deux hommes vous attendent dans votre bureau.
- Pourquoi ?
- Il ne me l’on pas dit mais on dirait des flics, je vous fais partir en douce ?
- Non, ça ira je n’ai rien à me reprocher.
Jack rentra dans son bureau où deux hommes l’attendaient :
- Bonjour messieurs…
- Lieutenant Mason et Durant
- Assoyez-vous, Messieurs.
- Merci…Mr Edicius, nous préférons être debout. Pourriez vous asseoir, s’il vous plait.
- Pourquoi, donc ?
- Assoyez-vous Mr Edicius.
- Ne me dites pas de m’asseoir, que se passe t-il ?
- C’est à propos de votre sœur, elle vient de se suicider.
- Par…don !!
- Nous sommes désolés, si nous pouvons faire quelque chose.
- Excusez-moi…
Il sortit du bureau et couru aux toilettes. Son café du matin se vida dans la cuvette.
Il se regarda dans le miroir qu’avait-il fait. Il se tapa la tête contre la glace jusqu'à la briser, le sang lui coulait sur visage mais il ne ressentait aucune douleur.
Soudain le miroir se répara de lui-même et pris la forme d’une étendu d’eau comme son (le) miroir dans sa salle de bain, la vibration revint.
10h02
Il sortit des toilettes en courant à travers la fourmilière et fonça vers l’ascenseur, il appuya sur le premier bouton qui venait sous son doigt laissant du sang partout sur le clavier.
10h03
Les portes s’ouvrirent, la vibration le poursuivait toujours, il sortit de l’ascenseur et couru à travers le couloir. Il tourna à droite et tomba nez à nez sur Clara.
Le bruit disparut instantanément.
- Jack…
- Clara...Qu’est ce que vous faites pour déjeuner ?
- Jack ça va, vous êtes blessé ?
- Ca ira, donc ? Ce déjeuner ?
- Jack vous me faites peur, vous voulez que je vous emmène à l’infirmerie ?
- Je vous dis que ça va, ce n’est pas mon sang…Pour déjeuner ?
- Ah…Je suis désolée…je montais vous voir, pour en parler…Je suis prise…Je déjeune avec mon fiancé.
Jack resta bouche bée pendant un instant en la regardant droit dans les yeux où l’on pouvait lire la peur.
- Jack je suis désolée pour hier soir je me suis égarée et…
La vibration revint.
Jack se passa la main sur le visage et s’enfuit vers l’escalier de secours.
Il descendit les marches quatre à quatre, ouvrit la porte et sortit dans la rue.

Il courut sans s’arrêter à travers la ville, le temps n’avait plus d’importance :
1h
2h
3h
4h
5h
Enfin il s’arrêta.
Il rentra dans le premier bar qu’il trouva, commanda un café, rentra dans les toilettes, ferma la porte, s’écroula par terre et se mit à pleurer. La vibration disparue.



15h26
Jack ne s’avait pas quoi faire, la vibration avait disparue depuis 1h mais il avait peur de sortir du bar car il pensait que s’il sortait la vibration le reprendrait. Il avait plus ou moins nettoyé sa plaie, dont le sang s’était arrêté de couler, avec les moyens du bord. Il s’était réajusté et recoiffer.
0h55
Le patron du bar avait fermée son établissement et Jack avait du sortir. Il héla un taxi et lui demanda de le conduire au Lunastic Colub.
1h15
Il réarrangea sa coiffure pour rentrer dans le club.
C’était une soirée Transe, tout le monde dansait collé l’un contre l’autre. Il commanda une Kalash : cocktail composé de vodka, d’un citron recouvert de sucre et imbibé d’absinthe.
Dans la fosse toutes les femmes ressemblaient à Clara.
Une autre Kalash,
Les corps s’entassaient, s’entrechoquaient. Il commença à faire une compétition avec le serveur. Les shots fusaient.
2h32
Il avait commandé un verre de tous les alcools qui se trouvait dans le bar. Il les but cul sec l’un après l’autre. Sous les applaudissements de quelques clients admiratifs.
4h01
Le barman appela un taxi et le conduisit jusqu'à la sortie. Le taxi arriva et Jack se traîna dedans, indiqua sont adresse et s’endormit sur la banquette arrière.
- Jack je t’aime
4h29
- Hein !!
- Ouais on est arrivé, M’sieur, ça vous fait 50 billets.
- Bien, euh…Tenez. Il lui tendit un billet de 100. Gardez la monnaie.
Il sortit du taxi, vomit dans le caniveau et rentra dans son immeuble.
4h32
Il ouvrit la porte, la ferma, laissa sa clef dans la serrure et fonça aux toilettes où il vomit une deuxième fois.
Il alla dans la salle de bain se passa un coup d’eau sur la figure. Dans sa chambre, il enleva sa cravate, ses chaussures et ses chaussettes et se jeta sur le lit. Il rebondit, s’écrasa la tête contre le mur, se releva et retomba sur le lit.
4h33
Il dormait du sommeil du saoul.

6ème jour

Sonnerie du téléphone….
6h30
Dure réveil ! Jack décrocha, il avait tellement mal à la tête qu’il croyait au début que la vibration était toujours là, il reprogramma.
Tout d’abord il n’eut pas envie de se lever mais il se souvint de ce que lui avait dit son mentor : Mr Idouhan Price.
- Voyez le bon coté des choses, moi je perds tout, alors que vous non, vous restez à votre point de départ certes mais la course est loin d’être finie…
Mr Price avait raison il fallait peut être quelques fois perdre du temps pour mieux avancer.
Il prit une douche glacée pour se réveiller et dissiper quelque peu les effets de sa gueule de bois.
6h57
Une fois lavé et rasé, il entra dans sa chambre et prit un costume noir, une chemise blanche agrémentée d’une cravate sombre, le changement ne lui avait apporté que des ennuis.
7h20
Aujourd’hui, il décida d’appeler un taxi ; composa le numéro et attendit…
7h25
Toujours en attente, il dégustait sa mixture composée de café et de vitamines…
7h39
Le service ne répondant toujours pas, il raccrocha, alluma la télévision. Il trouvera bien un taxi sur le chemin : il ne fallait pas changer les habitudes.
La télé ne diffusait rien, avait beau changer de chaîne rien ne passait, il regarda sa montre :
7h58
Il allait être en retard, il mit son mug dans l’évier, éteignît la télé et sortit de l’appartement.
8h02
Il sortit de son immeuble et chercha des yeux un taxi, il n’en vit aucun l’avenue était déserte.
Il marcha vers le métro, qui se trouvait à 500 mètres de là, en espérant trouver un taxi avant d’atteindre son but.
8h15
N’ayant trouver aucun taxis, ni croisé personne. Il se résigna à entrer dans la bouche de métro, empruntant un long escalator.
8h21
Le guichet était vide, le vendeur de ticket avait dû s’absenter pour un moment. Jack décida d’attendre.
8h36
Il avait fraudé ! Ne voyant pas revenir le contrôleur, il s’était glissé lentement vers le tourniquet, l’avait enjambé et s’était précipité vers le quai.
8h39
Jack arriva sur le quai désert, marcha jusqu’au milieu du quai et s’installa sur un siège pour attendre.
Il ne prenait jamais le métro pensant qu’il devait être bonder à cette heure mais en fait il vit qu’il avait tort, il n’y avait personne, on se serait cru un mois de juillet…Quel jour sommes nous ? Se demanda t-il…Ah oui les gens ne doivent pas travailler aujourd’hui…
9h13
Jack en eut assez et se dirigea vers la sortie cela faisait presque 35 minutes qu’il attendais et aucun train ne s’était présenté quelque soit sa direction. Il repassa devant le guichet, il était toujours vide…
9h15
Il allait être en retard et cette fois-ci il serait renvoyé. Il se mit a courir comme jamais cela ne lui était arrivé…Il lui fallait conserver son emploi sa vie en dépendait.
9h53
Enfin Jack arriva à son immeuble, essoufflé  il s’appuya sur un poteau deux minutes puis entra, passa son badge sur la borne du tourniquet et entra dans le hall principal. Il se dirigea vers l’ascenseur, appuya sur le bouton d’appel et attendit.
Soudain quelque chose le choqua : il n’y avait personne dans le hall qui aurait du être pourtant bondé dans cet immeuble qui regroupait un ensemble d’entreprises qui travaillaient sept jours sur sept.
Que se passait il ?
Ca réflexion fut interrompue par les portes de l’ascenseur qui s’ouvrirent devant lui, il entra…
9h56
Les portes s’ouvrirent et le spectacle qui se présenta à Jack fut unique. Seul Mr Idouhan Pirce avait peut être déjà vu ça. La fourmilière était vide, il se pinça pour savoir s’il ne rêvait pas.
Il prit un téléphone et appela Oliver pour lui faire partager ce spectacle, le téléphone sonna dans le vide mais personne ne répondit même pas le stupide message de répondeur qu’il avait installé depuis peu pour faire rire sa nouvelle conquête.
Il reprit l’ascenseur et descendit à l’étage de Clara, il voulait s’excuser pour hier et surtout lui montrer ce spectacle étrange…
9h59
L’étage de Clara était lui aussi vide. Jack ne comprenait plus…Il reprit l’ascenseur pour le hall.
10h01
Il sortit de l’immeuble et marcha vers le centre de la ville…Il ne croisait personne dans les rues qu’il empruntait pas même un animal.
11h05
Arrivé au centre ville, il vit un autre spectacle impressionnant, là ce n’était pas une simple salle qui était vide mais une place entière, et de surcroît la plus grande de la ville, qui était déserte.
Jack se dirigea vers une cabine, nota le numéro et l’appela de son portable…La cabine sonna, les télécommunications marchaient donc bien mais personne ne répondait aux appels répétés de Jack.
- Il y a quelqu’un ? Hurla t-il.
11h39
Il s’arrêta de crier personne ne répondait, mais où était le monde, la vie, était-il le seul humain restant dans cette ville…Fébrilement il décrocha le téléphone et appela sa mère qui habitait dans sud-ouest du pays.
Il raccrocha personne n’avait répondu, maintenant il en était sur : il ne restait plus que lui sur cette planète.
Non, ce n’était pas possible il devait rester des gens…
14h39
Cela faisait 3 heures qu’il cherchait sans succès des personnes vivantes dans les moindres recoins de la ville. Que faire ? Il avait faim, il avait soif et ne s’était pas arrêté depuis ce matin. Il ne connaissait réellement personne dans cette ville où il vivait depuis 7 ans maintenant.
Oliver…Oui, lui, il se tirait toujours de toutes les situations peut être était il encore vivant mais dans l’incapacité de répondre au téléphone…
Jack courut vers ce faux espoir.
15h12
Il était devant la porte de son ami et frappait maintenant comme un forcené.
Non, une porte ne lui résisterait pas, il donna trois coups pied dans la porte en bois et celle-ci lâcha.
Il entra et s’attendant à un champ de bataille, il prit la batte de baseball qui se trouvait toujours près de la porte. Il avança dans l’appartement l’idée du champs de bataille était un fiasco tout était en ordre, il passa dans le salon qui était décoré avec goût. Les murs était de couleur vive et possédaient de beaux tableaux dont Jack ignorait l’auteur, sur un parquet en bois était disposé un magnifique canapé de cuir style anglais, à ses côtés reposait une table basse.
Au fond de la pièce était disposé une table ronde où reposait encore le petit déjeuner d’Oliver. La femme de ménage n’est pas encore passée, se demanda Jack, étrange.
Jack entra dans la cuisine et vit que cette pièce ne devait servir que lorsqu’ Oliver recevait, c’est-à-dire jamais, c’était comme si la pièce était en dehors du temps.
Il sortit de la cuisine et se dirigea dans la chambre, le lit était encore défait et des vêtements ainsi qu’un soutien-gorge traînaient par terre. Il sortit.
Dans le bureau régnait une ambiance étrange. Les stores étaient tirés et la lumière avait du mal à filtrer, seul un porte manteau, où était posé un chapeau mou, et le bureau reposait dans la lumière. La pièce lui apparaissait en noir et blanc, on se serait cru dans le bureau de Phil Marlow.
Jack s’approcha du bureau en bois, il alluma la lampe et ne trouva rien d’extraordinaire sauf  une petite note où était inscrit une liste de nom et la mention « aujourd’hui ».
Il rangea le papier dans sa poche et abandonna le bureau d’Oliver.
Il sortit de l’appartement.
17h13
Jack sortit dans la rue, celle-ci était toujours déserte, que faire !!!
Jack repartit à la recherche de la vie…
20h59
Jack s’arrêta, il était devant le cimetière de la ville. Il n’était jamais entré dans ce lieu depuis son arrivée ici.
La nuit tombait, les ombres des tombes transperçaient son corps de froid.
22h34
Toute la journée, il avait cherché la moindre trace de vie, cela lui rappelait les vers d’un poète de sa jeunesse :                           
- Humanité…Où est-tu humanité ?
Il était fatigué, il aperçut un banc, s’assit dessus et ferma les yeux quelques instants soudain une moto passa devant lui, il eut juste le temps d’ouvrir les yeux, elle disparaissait au carrefour suivant.
Jack couru pour la rattraper…
23h11
La moto était garée juste devant un immeuble et en y regardant mieux, Jack s’aperçut que c’était son immeuble. Il regarda sa fenêtre et vis une lumière qui s’éteignit, il ouvrit la porte, monta les escaliers quatre à quatre et ouvrit avec empressement la porte de son appartement…
Tout était noir, rien ne bougeait, il fit quelques pas et soudain la lumière s’alluma et il découvrit toute une foule de personne agglutinés dans son salon qui hurlèrent à l’unisson un « surprise ».
Jack ne comprenait plus…Oliver s’avança vers lui et lui souhaita un bon anniversaire en lui offrant une coupe de champagne.
Jack avait les larmes aux yeux et avait énormément de mal à parler.
- Mais…je ne comprends pas…ce n’est pas mon anniversaire ?
- Et alors, il n’y a que moi qui le sais et puis tu avais besoin d’une soirée pour te détendre.
- Merci, je…attend tu as vu la ville aujourd’hui, il n’y avait personne…Je…
- C’était les vacances hier et tu sais qu’en plus c’est un jour férié aujourd’hui…
- Oui mais je n’ai vu personne ?
- A quelle heure es–tu sortie ?
En y réfléchissant, Jack s’aperçut qu’il avait passé presque tout l’après-midi en intérieur pour rechercher ses amis. Et si le métro ne marchait pas c’était à cause du jour férié, il n’avait attendu qu’une demi-heure.
-  Allez…N’y pense plus…Profite de ta fête.
Jack rentra dans la foule et dis bonjour à tout le monde et soudain il la vit s’avancer vers lui.
- Clara…Je…
- Chut !!!
Elle l’embrassa, il la serra dans ses bras que c’était bon de la sentir contre lui…
- Mr Edicius…Je peux vous importuner…
Mr Wagner, l’un des plus grand actionnaire dans sa société qui ne lui avait jamais adressé la parole venait le saluer…
- Mr Wagner, oui bien sûr, que voulez-vous ?
- J’ai une bonne nouvelle pour vous…Jonathan Harkis a dû prendre un congé important hier, sa mère vient de tomber extrêmement malade et va bientôt mourir…
- Vous m’en voyez désolé.
- …Ce qui veut dire qu’il a refusé son nouveau poste de responsabilité…Donc si le poste vous intéresse toujours…
- Oui merci…
Ils se serrèrent la main et Mr Wagner disparu dans la foule. Il se retourna vers Clara qui le fixait avec un sourire qui faisait rayonner son beau visage.
I
Par Zig
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Samedi 29 avril 2006

TEA FOR TWO…

La douce sensation du métal froid dans la main. Dans une main finement faite, extrêmement bien manucurée. Une main faite pour la caresse, la douceur, le plaisir mutuel mais surtout le plaisir de l’autre.
Ma main…

Il est devant moi, il attend…
Il a beaucoup souffert…Cette attente est lourde pour lui comme pour moi…
La pièce est humide, suintante, la peinture pourrait se décoller s’il y en avait aux murs.
Il attend
Il attend assis sur la chaise à laquelle je l’ai attaché, attaché grâce à une corde de 1,5 cm de diamètre, avec un renfort de fil de fer pour lui entailler les poignets.
Le tout terminé par un noeud en huit, histoire que ça tienne.
Il attend.
Je termine ma cigarette.
Il attend.
Je l’éteins sur son bras, une fois de plus.
Il ne sourcille même plus…Il attend.
Je m’enverrais bien en l’air, il n’est pas trop mal en fait…Dommage !
Il attend.
J’arme le chien.
Il frémit.
Si seulement…

19h30
Je sors du supermarché après avoir acheté deux sandwichs suédois. L’un au thon, l’autre poulet. Quel bon dîner pour ce soir !
- Et merde !
Je remarque que j’ai oublié le Coca.
Erreur monumentale.
Si je n’ai pas ma dose de caféine améliorée (c’est-à-dire au moins trois bouteilles de 1,5L chacune) par jour. Je pourrais tuer pour rien.
Je retourne dans cette saleté de Monoprix. Je repasse devant l’accueil où il y a toujours la même vieille qui occupe la place depuis dix ans. Quel boulot de merde ce doit être, et encore je crois que c’est une promotion avant elle était la madame pipi de ce bourlingue.
Direction fond du magasin rayon boisson, je passe devant les alcools, rien à foutre. J’atteins enfin la longue gondole aux belles couleurs uniformes (vert, bleu, rouge) des boissons gazeuses et j’aperçois au loin ma p’tite étagère préférée.
Mon royaume pour du Coca Cola.
SHTING !!! Une cloche retentit dans ma tête.
Fin du round et du combat.
Rocky salut la foule.
J’entends la musique du GAME OVER !
YOU LOSE !
Vide…Le rayon est vide.
Mon sang bouillonne.
Un frisson me traverse.
L’acide que j’ai pris ce midi circule encore dans mes veines, mélangé à l’atropine que je me suis injectée il y a 20 minutes.
Je n’en peux plus.
Même mon cerveau qui essaye désespérément de me faire croire que je suis amoureuse de l’autre type que j’ai rencontré hier soir pour provoquer la diffusion et la consommation de toutes mes réserves d’endomorphine histoire de me calmer, n’y peux rien…
Mes yeux s’agrandissent, mes pupilles se dilatent, mes muscles se bandent.
Mon estomac continue de m’envoyer sans cesse des attaques acides pour me permettre de rester sobre. J’aurais du prendre un Freedent.
Il faut que je me calme…
Il faut que je me calme…
Ferme les yeux, pense aux 3L de café qui pourront te calmer…
Y a plus de Coca ?!!
Quel est l’abruti qui a bien pu balancer une connerie pareille ?
Je me retourne avec mon sourire le plus ravageur et le plus sexy.
J’ai vu !
Encore un nain, qu’est ce qui se passe dans notre société ?
Il doit faire 1m80 pour 65 kg.
Un beau visage d’ado que j’ai envie d’embrasser.
Ah le salaud, il est beau. Il mérite !
Ca reste un nain, Il doit se rassurer en mettant des pulls à épaulettes.
Et puis avec cette coupe on dirait Brian Molko.
Ah putain d’androgyne.
Lui, il mérite !
Bah, je vais prendre du Pepsi.
Raaaaaaaaah ! Il m’en veut en plus !
Choix judicieux. Je lui dis avec ma plus belle voix de téléphone rose, imitation parfaite de Pamela A.
Merci ! Il me répond en fixant mon décolleté.
Je m’en vais en lui faisant un clin d’œil…Je ne peux pas me le faire ici…Je l’attend dehors.

Dehors
Petit courant d’air frais quand je sors, il fait chaud ça fait du bien…Je m’arrêtes devant le supermarché et je dis bonjour à l’habitué du lieu.
Salut Francis.
Je caresse le chien.
Al, n’est pas là ?
Hum…Nan, c’est pas sa semaine.
J’ouvre une bière, prends une gorgée. Lui tend la canette.
Sympa, ma belle. Si seulement tout le monde était comme toi.
Qu’est ce tu veux, chacun doit s’assouvir.
J’aperçois le gringalet. Je prends congé.
Tiens Francis (lui tends un billet de 10€), Achète toi un pack et pense à Al.
Re-petite caresse au chien qui me regarde avec ses yeux de merlan frit.
Merci ma belle, ta commission sera faite.
Je suis le petit con, p’tain il remonte l’avenue. Y a trop de monde autour de nous, et j’en ai de plus en plus envie.
Miracle, il prend une ruelle.
Le grand capitaliste est avec moi.
Je le laisse s’avancer un peu. J’ai posé mes courses à l’entrée du passage.
Eh ! Pepsi man. Il se retourne. T‘as une minute ?
Il me regarde interloqué mais attend que je le rejoigne.
Tu sais que tu me plais ? Et je l’embrasse à pleine bouche.
Un peu surpris, cela ne l’empêche pas de répondre à mon baiser. C’est alors que je prends sa tête à deux mains et le guidant vers mes seins, dont il a déjà enlevé la maigre protection que représentait mon tee-shirt, je lui explose la tête contre le mur qui était derrière moi.
22h25
Il se réveille enfin, pas mal, j’en ai allongé des plus gros qui ont mis plus longtemps à récupérer.
Hell oh, my dear !
Il ne comprend rien, du sang lui coule dans les yeux, en bougeant il a réouvert sa plaie.
Qui êtes vous ? Qu’est ce que je fais attaché sur cette chaise ?
Il est observateur !
Je ricane.
Je crois que je vais commencer par les dents.
Tu aimes les Comics Books ?
Quoi ! Putain détache moi, bordel de merde. Il se débat, il a du courage !
Tu aimes les Comics Books, je répète ?
Rien à foutre, détache moi, je vais te crever salope!!!
Première baffe.
Un peu de respect pour les dames.
Va te faire fo… !
J’applique le canon du flingue sur son nez.
Je vais être gentille avec toi. Je vais t’expliquer la situation calmement.
Je marque une pause et reprends.
C’est moi qui pose les questions ici, c’est toi qui souffres...Si tu réponds pas cela durera seulement plus longtemps.
Il déglutit.
Chronos est avec toi !
Il respire difficilement, le sang de sa blessure n’a pas arrêté de couler. Son visage se couvre de sang séché.
Donc, est ce que tu aimes les Comics Books.
… ! Il ne répond pas.
Fait chier, mais bon de toute façon cet enfoiré m’a foiré mon effet.
- Bref, et si on passait à la deuxième étape.
J’ouvre la boite à outil qui se trouve à coté de moi, je sors la bobine fil de fer, le regarde et lui refait mon beau clin d’œil de tout à l’heure et j’attache l’extrémité de fil autour de la première dent.
J’imagine, je me mets à sa place.
Sentir la membrane dure du fil de fer autour de sa dent, de sa première molaire. Hum !
Je sers un maximum jusqu’à percer la gencive, histoire que ça tienne.
Sa langue doit maintenant sentir ce corps étranger dans la bouche, ce froid, ce petit côté métallique si reconnaissable du Coca light.
C’est à ce moment qu’il doit se douter de la suite des évènements.
Tu crois que ça marche ? J’ai toujours rêvé d’être dentiste.
Hon, hon…He…He…He ‘ais pas ‘a ! ‘e fe’ais que tu ‘eux !
T’inquiètes, c’est comme tout, ça fait mal que la première fois.
Maintenant il faut bien accrocher l’autre extrémité à la poignée de la porte, bien accrocher car, sinon le fil risque de seulement arracher la première couche d’émail, de noyer la bouche de sang, mais de laisser la racine et donc un reste de dent que je devrais attaquer au burin. Ce qui veut dire y passer du temps.
Et comme le disait le Dr Say :
“Le temps c’est de l’argent“.
Ou alors c’est Adam Smith ?
Ou peut être Picsou ?
Enfin, je dois bien faire mon boulot.



Pour bien attacher un fil de fer dans une poignée c’est très simple.
Enlevez le clou qui est dans la poignée.
Passez le fil de fer dedans.
Tendez-le.
Laissez un peu de jeu.
Remettez le clou.
Serrez le tout.
And…
Hon, ‘en ‘uplie !!!
AND ROCK & ROLL !
VLAN !
Aaaaah !
Putain ça marche !
Ca va ? Mon petit gars…T’inquiètes pas…Attends, je te l’enlève…Tu veux un verre d’eau ? Je le serre dans mes bras. Il pleure.
Je sais, je sais. Vas-y laisses-toi aller.
Je remets le fil sur une autre dent. Il panique.
Hon…Hon…Hon…
Je sais, je sais.
VLAN !

0H37
Ouf ! Enfin la dernière.
J’ai été obligée de lui attacher la tête, il a essayé, par 3 fois, de me mordre.
Tenace le petit !
Bon, on se fait une pause, j’en peux plus moi. Tu nous fais un café ?
Il me regarde abasourdi, sa bouche est pleine de sang qui lui coule jusque sur sa chemise bleue sport Ralph Lauren.
Je cautérise avec du citron.
Il hurle.
Ok ! Ok ! Ca va !
Une pause clope au moins !
Je prends une Malboro (pas light, j’ai pas peur de la mort, moi), lui en propose une.
Il fait non de la tête…
‘essa’e d’a’êter.
Je connais ça, j’essaye aussi mais bon, aujourd’hui, je me prescris une dispense : Y avait pu de Coca !!!
Remets un peu de citron sur ces gencives. Il faut arrêter l’hémorragie.
Tu as du feu ?
Il est presque évanoui.
Deuxième baffe.
Il se redresse.
‘oi ? Me demande t-il abruti.
T’as du feu ?
Il me montre la poche revolver de son 501 Levi’s. Je le fouille, trouve un Zippo sur lequel je fais jouer mes doigts pour l’allumer.
Enflamme ma cigarette.
Ferme le clapet du briquet avec la même dextérité, observe l’objet avant de lui rendre. Il est tout simple, comme je les aime,  aucune gravure inutile ne vient perturber cette pureté.
Pas trop mauvais goût ce garçon en fait.
Pou’oi ? Gémit-il entre deux sanglots. Pou’oi ‘u fais ‘a ?
Tu essayes de gagner du temps ? Ce n’est pas encore le moment pour ça ! Ce n’est pas encore le moment de mourir.
Je tire sur la cigarette, je vois le reflet du foyer qui s’illumine dans ses yeux. C’est beau !
Alors, tu aimes les Comics Books ?
Il me regarde. Eclate de rire, son rire montre de plus en plus haut jusqu'à atteindre le paroxysme de sa voix. Il en devient agaçant, ce rire ressemble de plus en plus à un coquettement strident.
Je finis ma cigarette et l’écrase sur son bras.
Il se tait. Il a mal, je le sens, mais il se tait.
Il me fixe, m’examine.
J’en prends une autre, ouvre mon paquet de Malboro, tu es sur que t’en veux pas une ?
Il fait non de la tête, il parle plus, il ne parlera plus. Du moins pas avant la fin.
Tu veux savoir pourquoi ? Il te faut vraiment une raison ?
Il me fixe calmement, je sais qu’il m’a entendue mais je ne perçois aucune réponse.
C’est donc l’heure du monologue américain…Je soupire…Très bien.
Je le regarde, il me fixe. Je le trouve beau, il m’admire. Je l’aime. Je l’embrasse.
Tu es tout simplement la personne. Imagine toi dans un bouquin. Tu serais l’homme sans visage. Moi de même. Nos rôles auraient pu être inversés.
Nous ne sommes que le symbolisme du bourreau et de sa victime. Il y a eu et il y aura d’autres entités identiques à nous.
J’écrase ma cigarette sur son bras, en rallume une autre.

En même temps, il n’y a aucune notion de fatum là-dedans !
Toi ou n’importe qui.
Moi ou n’importe qui.
Le fait que je t’ai choisi n’implique en rien le fait que je sois choisie.
Le choix par son principe reste aléatoire.
Donc ne pense pas à un certain élitisme de la violence.
Tu étais là, moi itou. Tout ne s’est joué qu’à 5 minutes.
Si l’on se place à une autre perception du temps, à une autre échelle, ces 5 minutes auraient pu être la vie que l’on auraient passé ensemble en tant qu’amant et la haine que tu me portes aurait pu être un amour si intense, si fort que tout ce que je t’ai fais ce soir, tu me l’aurais peut-être réclamé.
Nous nous fixons à présent sans la retenue qu’exige logiquement la situation.
Mais l’actualité des choses est différente.
Elle est que je suis l’homme et que tu es la femme de ce moment.

La doucereuse sensation du métal froid dans la bouche.
Ma Bouche…

Tout aurait pu être différent si j’avais été à sa place…

Fin.
Par Zig
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Mardi 2 mai 2006

Alors là, je crois que j’ai vraiment un problème !
Dans quel pétrin je me suis encore foutu ?
Où est ce que je suis ?
Oh ma tête !
Suis allongé, fait tout noir, où est la lumière ?
Cherche l’interrupteur, qu’est ce que c’est que cette paroi ???
Suis dans une boite, qu’est ce que je fous dans une boite ???
Essayons le truc ancestral :
AU SECOURS !!!
Rien, silence, 30 secondes à attendre et on recommence :
AU SECOURS, Y A QUELQU’UN ???
Rien, silence, Allez c’est toujours à trois que ça marche :
A L’AIDE, AU SECOURS !!!!
Rien !
Mais où je suis bordel de merde ?!!
Un peu de lumière, où est ce briquet, où est ce putain de br…Ah ! Le voilà.
1, 2, 3 et Dieu dit : et que la lumière soit…Et la lumière fut !
Un cercueil !!! Un foutu cercueil !
Qu’est ce que je fous dans un cer…Attends, si je suis dans un cercueil, ça veut dire que je suis enterré, mais je suis vivant bordel de merde !!!
OH, JE SUIS VIVANT !!!
Qu’est ce que tu veux qu’il m’entende. Merde la mousseline prend feu…
Tape dessus, étains moi ça abrutit, crache, ça marche pas, étouffe avec ton bras…
Ouf, c’était moins une…
Bon, calme toi un peu et réfléchis.
Je suis 6 pieds sous terre, dans un cercueil et je ne sais même pas comment je suis arrivé là…Oh ma tête…
Mais qu’est ce que j’ai fait hier ??
On va commencer par le début :
Ca c’est facile, je me suis levé, le réveil sonne à 8h00.
Tête dans le cul, je me lève ensuite douche, brossage de dent, rasage, m’habille, café, télé et je pars.

8h30 – Métro et ses gens qui font la gueule et moi, qui, essaye de lire un bouquin pendant qu’une vieille qui, bien qu’à la retraite, a décidé de prendre le métro bondé de 8h30 écarte tout le monde parce qu’elle a besoin de place pour Popeye son caniche.
Je sifflote, histoire de me calmer.
- La K, la Ka, la canicule…

9h00 – Donc arrivé au boulot, je bosse au Assedic, je pointe, regarde le planning et bien sûr je suis d’accueil, je crois que l’on m’en veut, bref, café et hop prêt à discuter avec des cons pendant 3h…

12h00 – Qu’est ce que j’ai mangé hier…Couscous, exact, on était vendredi donc c’était couscous. Au milieu du repas je croise un collègue, George qui manque de bol pour moi m’a prit en amitié…J’ai rien contre les vieux poivreaux gentils qui veulent refaire le monde, ça me rappel mon père, mais des fois je peux vous le dire çà lourde très franchement et aujourd’hui est un jours où ça me lourde. Et le voilà parti sur la guerre d’Algérie…
Tu sais on as vraiment été des enfoirés de laisser les Arkis…
Hum.
Mais c’est pas comme à la télé la guerre, tu sais, quand tu ramasse ton meilleur ami qui vient de tomber sous un obus et qu’il te demande d’aller voir sa femme et de lui dire qu’il l’aimera toujours…
Hum
 Et il te parle de ses deux gosses que tu as vu naître et tu sais que ses gamins que tu adorais tu ne pourra plus les regarder en face…Et pendant qu’il te raconte tout ça tu penses pas à ton ami dont tu comprime la plaie béante avec ta main et que tu essaie de refermer bien que les boyaux sortent…Non, non fiston, tu penses à ta femme et à tes gosses et tu es content d’être à ta place et qu’il soit à la sienne…Tu sais gamin, la guerre, ça rend égoïste…
Et là, il se met à pleurer.
Et moi, je n’ai plus faim…Connard !

13h00 – Je retourne au boulot, je repointe, je vais à mon bureau et vais commencé à trier des dossiers quand ma chef me donne trois documents à faire photocopier de « toute urgence ». Là bas je rencontre Sophie qui marié avec ce con d’Antoine…On fait l’amour sur la photocopieuse, je suis sur le point de jouir quand je m’aperçois que j’ai oublié de fermer la porte et que tout le monde nous regarde depuis 10 minutes et surtout Antoine qui lâche ses dossiers et qui avance vers moi…
Mais…Mais…Qu’est ce que vous faites ???
Euh…Des photocopies, on ne sait jamais le coup de l’autruche…
Il me colle son poing (à zapper le coup de l’autruche), j’ai mal mais je ne tombe pas et puis je ne réplique pas je pense que la blague passerai mal, j’entends Sophie hurler, Serge et Fabrice (deux potes du boulot) retienne Antoine et l’éloigne du ring, fin du match, ma boss qui elle aussi a due assisté à toute la scène me prends à part et dit de prendre ma journée histoire de calmer un peu le jeu…Je hausse les épaules et prends ma veste. Elle m’accompagne jusqu'à l’entrée et me dit dans le creux de l’oreille que j’ai de très belle fesse, tout ça avec un grand sourire et un clin d’œil...

13h44 – Hésitation entre le métro et le bar du coin, le bar l’emporte par K.O au bout du 2ème round.

14h37 – C’est quand j’arrive au bout du 5ème demi que mon portable sonne et que je reçois un appel de Laurent, mon meilleur ami. Il m’apprend que Vanessa vient de le larguer pour quelqu’un d’autre mais qu’elle ne lui a pas dit qui.
Je lui dis que je suis un peu fait là mais que s’il veut on peut se voir vers 20h pour fêter ça et je raccroche.
Je paye et sors du bar.
Redirection le métro et donc re-sale gueule et repetite vieille qui n’est là vraiment que pour m’emmerder, pour la peine quand j’arrive à ma station, je lui vomit dessus avant de sortir et de m’enfuir en courant…

15h13 – J’arrive chez moi, je me déshabilles et jettes mes fringues dans la machine, appuis sur le répondeur et cours sous la douche.
Vous avez un nouveau message, reçu à 15h52…
Marc, c’est Sophie, j’ai quitté Antoine, je t’aime. Je t’attends…Appel moi.
Quelle conne !!!
Donc douche, qui me fait un bien fou et c’est quand je commence à sortir le gel douche que l’on sonne à la porte…Merde.
Je sors, prends une serviette et vais ouvrir.
C’est Vanessa…
Salut…
Je la regarde interloqué, un sourcil levé.
Salut, je lui réponds.
Tu me fais entrée !
Qu’est ce que tu fais là ? (je la laisse rentrée).
Je voulais te voir.
Et on peut savoir pourquoi ?
Pour ça…Elle colle ses lèvres contre les miennes.
Je la repousse
Tu sais Laurent, c’est mon...
Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, elle m’enlève ma serviette et ma résistance tel Jéricho face aux hébreux tombe.
Chut…
Et elle commence à descendre.

19h30 – Merde, je suis en retard. Je pousse Vanessa qui dors sur moi, m’habille, dit à Vanessa de faire comme chez elle et je claque la porte.
Je cours jusqu’à ma voiture et file jusqu’à Bastille où j’ai rendez vous avec Laurent.

20h00 – Bien sur je ne trouve pas de place et finis par me mettre en double file.
Je retrouve Laurent accoudé au bar, dès qu’il m’aperçoit il me prend dans ses bras et fond en larme.
Je commande.
Il pleure.
Je commande pour lui.
Il pleure.
Je bois.
Il pleure.
Je bois son verre.
Il pleure.
Je suis bourré.
Quelle salope, mais avec qui elle est partie ?
Moi qui suis complètement fait, je lui réponds.
Avec moi.
Quoi ?
Bah moi, c’est avec moi que baise Vanessa.
Quoi !!
Et c’est là que j’ai commis un grosse erreur, les amis ne peuvent pas tout entendre. Repoing dans la gueule, je perds une dent ce qui me fais désaouler instantanément. Je tombe et il me fini à coup de pied alors que je suis par terre. Les barmans nous séparent et me virent du bar.
Je titube jusqu’à une pharmacie où je demande de l’aide à la pharmacienne de garde… Elle me vend de quoi me soigner et me vire rapidement de la pharmacie comme si j’étais un toxico en manque.
En me nettoyant tant bien que mal dans les toilettes d’un rade pourris, le seul qui m’ai accepté après mettre fait jeter des 4 autres endroits pleins de standing où j’avais essayé de me rapatrié (et la non assistance à personne en danger), je me regarde dans la glace et je me dis que c’est vrai il n’y a que la vérité qui blesse…
Enfin dans tout ça je regarde ma montre et m’aperçoit qu’il est 2h30 ce qui veut dire que la plus part des bars sont fermé et que je vais devoir me resaoulé ici !
Je sors des toilettes…
Patron, un triple whisky.
Il ne me regarde même pas et me sert. Au bout du 5ème je lui dis de laisser la bouteille…Il me dit que ici on paye d’abord. Outré, je sors ma CB, paye et me casse de cet endroit.
Je prends la rue de Charenton. Un clodo me demande si je n’ai pas 0,20 €, je lui donne 5€ et il me dit que je suis son meilleur ami. Comme quoi, l’argent peut faire des miracle, je viens de perdre un meilleur ami et pour 5€  j’en récupère un autre.
Je continue ma route en finissant ma bouteille dont le whisky a d’ailleurs un très mauvais goût, je regarde la marque : Oh putain c’est du Cutty…
Je lâche la bouteille qui s’écrase sur le trottoir.
Il est 4h23 quand j’arrive au niveau de père Lachaise et j’ai envie de vomir…J’ai aussi envie de pisser et je vais m’assouvir sur la première devanture que je vois.
Aaaah, ça fait du bien, je me détends tellement que je me vomit dessus et tombe en arrière. Je me rattrape à la poigné de la porte du magasin mais celle-ci s’ouvre et je me retrouve sur le paillasson…
Et ensuite le trou noir…

Ok…Donc si je résume maintenant je comprends mon mal de crâne.
Mais qu’est ce que je fous dans ce cercueil…
Merde, il bouge !!!
Attend, s’il bouge c’est que je ne suis pas sous terre !!
Qui ne tente rien n’a rien, mains sur l’ouverture et 1,2,3…
Boom, le cercueil s’ouvre.
Les 2 mecs, qui le transportait, surpris le lâche et je me retrouve par terre encore à moitié dans ce foutu coffre à cadavre.
Je me relève, et je vois les 2 types qui me regarde bizarrement voire effrayé vu la tête que je dois avoir je dois ressemblé à leur client habituel sauf que moi je bouge. Ca doit être comme si le cadavre que le médecin légiste allait autopsier se réveillait pour prendre la tangente.
Je leur dis bonjour !
Il fait beau hein !
L’un répond par un signe timide de la main
Bon c’n’est pas tout ça, les gars, mais vais vous laisser…
Et je sors fissa avant qu’ils comprennent et qu’ils appellent les flics.

Enfin, je suis dehors, je respire, tout est en place à part une dent, je suis vivant, je n’ai pu de meilleur ami (quoique j’ai celui à 5€) mais j’ai deux copines ce qui compense pas mal…

Je vais aller prendre un café…
Par Zig
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